Bienvenue sur la planète Marseille, intégralement au soleil !
Cet ultra-poétique manège carrosuel à louer de suite est un vibrant hommage et cymbalisant comme un chant de cigales au romancier, cinéaste et académicien, le divin Marcel Pagnoll du midi exact, mais pas toujours à l'heure près? avec le décalage horaire de la sieste et de l'apéro ( avec modération et qui vous voudrez) ...
Plus qu'un manège coloré, parfumé à la lavande et pitoresque, ce carrousel énamouré est un espace enchanté ou encore plus élégamment un plateau de cinéma inondé de soleil gràce aux lampes à leds et jeux de lumières comme ceux dans les collines de la garigue d'Aubagne, noyant de photons la Bonne-Mère qui elle même irradie la rade de la cité phocéenne.

Pagnol fut possédé par le verbe autant que par le cinéma: il écrira pour tourner et inversement... et plus que ça il aimera autant aimer ses femmes et toutes les figures et personnages de Marseille, tout autant que les bas-reliefs, cachettes et découvertes de la Nature surplombant Massilia et son exubérant sound-system, jalousant le silence des montagnes de caillasses.
Ses romans et films auront comme point commun, une collection haute en couleurs de chefs-d'oeuvre de répliques incrustrés dans les dialogues de ses personnages encaniculés par la passion tragique d'un couple ou le simple plaisir d'une sensation du quotidien au bar du coin du port...
Pagnol né en 1895 est un enfant des années 1900 et du tsunami scientifique qui s'en suivit. Il tombe amoureux de la première boîte magique du vingtième siècle, le cinéma, pas encore le septième art, en allant voir les premiers films parlants à Londres en 1929 et vend 2 ans plus tard à la tentaculaire Paramount sa pièce Marius qui deviendra l'un des premiers blockbusters des salles françaises ! Un carreau fantastique, comme à la pétanque.

Outre les décors peints et affiches illustrant les romans et films de Pagnol, ce délicieux manège carrousel en location, construit avec talent en 1993, est un véritable plateau de studios et kaleidoscope de scènes, rassemblant aussi des engins de son époque et non empreints d'une certaine naïveté dans laquelle toute l'imagination pagnolesque noyée par l'Azur et de ses personnages à la recherche du bonheur furent baignés...
Il y a donc des engins fantastiques de S.F., posés sur le manège carrousel pour illustrer l'époque comme le petit avion de Saint Exépury, romancier contemporain avec lequel Pagnol partageait une grand passion pour l'oeuvre de Jean Giono né aussi en 1895, Giono l'autre monument de la littérature française habité par la Provence qui rend fada.
Sauf que dans cette histoire, c'est bien l'avion, trouvaille scientifique des cieux vaporeux, qui stoppa net la carrière américaine de Pagnol: il n'osa prendre aucun "Vol de Nuit" ni même de jour, une aérophobie d'exalté des sens qui eut raison des oeuillades d'Hollywood avec lequel il s'emboucana.

Ici, un autre engin posé sur le plateau de tournage du manège à sensations pour enfants du sacré Marcel, une fusée à damier bleu ciel...
C'est bien sûr la capsule de plaisir pur et d'amour et de liberté que l'on absorbe quand on ouvre un tome de Pagnol: la chaleur ou le cagnard avé l'accent de grand fada, mais surtout les souvenirs heureux d'enfance dans des paysages baignés par la joie de vivre... que distillent ses chefs d'oeuvre et romans autobiographiques "La Gloire de mon Père" et "Le Château de ma Mère" publiés sur le tard en 1957, bien aprés son aventure industrielle cinématographique, comme si finalement la valeur de l'argent n'aurait jamais prise sur les sentiments et les racines, même cramées sous le zénith provençal.

Les petits curieux ou chenapans montés à bord du Carrousel Pagnol pourront justement voir des affiches de ses films et aussi de ceux tournés avec d'autres monstres sacrés du cinéma français de la grande époque et dut grand soleil, tels Raimu et Fernandel dans "la Fille du Puisatier".

Il y a aussi parmi cette grande écurie des engins de locomotion, tous les chemins de la colline menant à Pagnol, le petit train, le tacot et même la barcasse,
tous synonymes d'évasion et de découvertes toujours plus au coeur de la Provence et de sa nature plus sauvage, baignant dans des sons authentiques qu'à la capitale Marseille. C'est ainsi que le jeune Pagnol partait à l'aventure pour retrouver ses amis et son père pour des chasses aux lapins qui jamais ne lui en posèrent.

Le Pagnol des champs et campagnes, Mister Ail mieux que Hyde, sera plus proche des sentiments les plus purs dans ses romans suitant l'amour.
Mais le Pagnol, Docteur des villes, qu'évoque ce monumental manège avait déjà fait sa fortune bien plus tôt grâce à son pari sur l'industrile du cinéma parlant avec sa trilogie légendaire marseillaise, incnadescente sur les écrans : Marius, Fanny et César, l'adaptation de ses trois pièces de théâtre tragiques.

Le grand carrousel des films de Pagnol, c'est un peu comme la poésie et la musicalité à l'instar de la force centrifuge du manège qui tend à l'évasion à cheval, en moto ou en voiture, ou juste avec son coeur et son canif, vers toujours plus d'évasion, d'amour et d'eau fraiche...
Mais aussi et en même temps, surgit beaucoup de force centripète ramenant vers le centre du manège d'autant plus que la vitesse du carrousel augmente.
Les personnages doivent faire en fait avec la nature humaine, loin de la Nature calcaire mais libre des rivières provençales, via des dialogues délicieux mais toujours creusant un peu plus les rôles de chacun dans les drames réalistes et quelques joies ou peines de la vie sociale et déterministe des classes poulaires.

Ce carrousel, inventaire à la Pagnol mais toujours très vert (ou Prévert) , rassemble sur son grand plateau, entres autres : des chevaux, un tacot, un grand-bi, un camion de pompiers marseillais;
mais aussi une fusée, une toupie et un avion sur élévateur pour s'éjecter dans le ciel provençal...

L'oeuvre de Pagnol semble éternelle comme le mouvement perpétuel de ce manège entre ciel et sabot de cheval...
Lorsqu'on sapercoit que l'on ne peut jamais s'évder du cirque provencal, là-haut dans la garique dans un petit village, tout autant que l'on ne peut que s'embrouiller lors d'une partie de cartes amoureuse dans un rade de la mégalopole de Marseille...
Les reprises des films de Pagnol de ces dernières décennies au cinéma sont définitives, surtout grâce à Claude Berri, mais aussi grâce à toute les autre versions plus ou moins inspirées de "Jean de Forette" et "Manon des Sources": plus la peine d'en rajouter.
Rien que la revue de prénoms et surnoms rappellera la ronde des sentiments magnifiée par ce drame preclus d'amour fou solaire, mais aussi de petits arrangements terriens, une saga titrée "le printemps dans les Collines".
Et maintenant montez à bord les petits descendants de : Manon, Ugolin, Papet, Cadoret, etc.

Et pour terminer, l'instit et les parents qui rêveront de faire monter les minots sur ce manège ne résisteront pas à se rappeler les répliques cultes pagnolesques à déclamer ou à conter sur ce carrousel tournant à 24 images ou souvenirs par seconde, comme au cinéma...
Des répliques pour s'ivectiver gentiment sur le manège, comme de vraies bulles de philo toujours modernes...
"Tu me fends le cœur!" (César utilisant les sentiments pour gagner une partie de cartes)
"Telle est la vie des hommes. Quelques joies, très vite effacées par d'inoubliables chagrins." (Marius)
"Ça n'est pas moi qui pleure, ce sont mes yeux !”

Le Grand Manège Carrousel Pagnol occupe un espace de 7,5 mètre de diamètre
Sa capacité est de 38 places avec une durée d'installation de 6 heures.
A votre chage : alimantation électrique 380V./16A. en triiphasé
Et une deniére sentence pour la route comme sur la RN7 ;
"Un ennemi du rire, c'est l'indifférence."