Groupe disco funk Hip-Hop Rap pour Soirée évènementielle

Qui a inventé la musique à danser? C'est un peu comme qui a inventé l'eau chaude, non? Sauf que Travolta ou Michael Jackson, le disco et le funk, n'ont sûrement pas toujours existé... Alors si vous n'avez pas raté les autres épisodes de nos grands orchestres à travers les âges, vous devriez répondre que tout vient du jazz et du blues, donc de la Nouvelle Orléans, ancienne ville française emplie des sons d'un Carnaval immémorial.

 

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Fête Mégamixée et Groove de Discothèque

 

Bingo! Le funk, c'est-à-dire le rythme qui littéralement sent la sueur a d'abord coulé à flots dans les bistrots de la plus grande ville de Louisiane, une musique très cheap par essence puisque il n'y avait guère que le piano pour faire bouger dans ces pauvres bouges où les musiciens inventèrent le groove infernal sur un seul instrument remplaçant tous les autres.

 

Chanteuse de musiques black lors d un concert funk RnBLe funk ou funky, mélange de jazz et de soul, ce rythme déchaîné et cuivré à l'état pur, s'échappa ensuite dans les rues de New Orleans en libérant l'énergie vitale alors synthétisée par le piano et ainsi explosèrent les Brass bands à base de guitare, basse, percussions, sax et instruments à vent soufflant des airs de folie sans fin, dans l'esprit du jazz où chanteurs et instrumentistes se renvoient la balle en improvisant et jouant à volonté. Les premiers relents de funk et de bougeotte irrésiistible se décèlent d'ailleurs chez le grand maître du soul-jazz Horace Silver qui commet en 1953 son grand "Opus de Funk", puis chez d'autres tenants du courant hard bop qui rappelaient que lz jazz descendait plutôt de rythmes africains qui eux swinguaient depuis la nuit des temps, tels Art Blackey et ensuite bien sûr les définitifs extraterrestres: John Coltrane, Herbie Hancock et Miles Davis.

 

Néanmoins, il faut attendre les années 60 pour que le très grand sorcier de la funk ne réussisse à faire fondre les pistes de danse et lui même avec, en un seul morceau, certes beaucoup durant au moins 15 minutes. Black est toujours beautiful, mais c'est surtout une inusable "Sex Machine" que révélait avec style et avec toujours plus de sueur, le grand manitou James Brown. Du rythme, encore du rythme mais pas seulement puisque pendant cette décennie, l'ex-cambrioleur et chanteur de gospel s'imposera dans des hits universels et dans des hymnes sociaux dénonçant la misère du ghetto et du racisme  aux Etats-Unis: "Say It Loud- I'm Black and I'm Proud" en 1968.

 

Le funk, musique black par essence devra attendre les années 70 pour plaire enfin aux petits blancs qui entendent danser plus vite que leur ombre comme Travolta avec le tremblement de Terre estampillé Disco... Entres les deux genres, d'autres feront le cross-over déjà tout en haut des tops sur les radios: les Commodores de Lionel Richie, Chic de Nile Rodgers, Kool and the gang et Earth Wind and Fire transpirant toujours plus intelligemment les volutes de jazz et soul originels... Mais à ce jeu le plus authentique et surtout psychédélique, sans limite et format, mais pas toujours sans fumée et produits spéciaux, a été et toujours le fumant courant P-Funk. George Clinton en est le pasteur déjanté éternel, entouré de sa cour géante d'allumés jouant dans des concerts fleuves, incitant à des élans mystiques et dynamiques de masse sur scène, comme dans le public.

 

D'autres se maintiennent tant bien que mal en surfant sur la pure vague jazz-funk comme Stanley Clarke et surtout George Benson qui avec "Give me the night", produit par l'omni-dansant Nile Rodgers prouvait que la funky-music pouvait être aussi cool qu'une partie de skate board en bikini à L.A.: il ouvrait avec élégance les années 80 qui virent effectivement briller mondialement l'âge d'or du funk avant qu'il ne soit dynamité par le rap et le hip hop apparus au début de la même décennie, basés sur d'authentiques bases funk mais aussi électro. L'électro qui changera la donne dans tous les genres à la fin du siècle dernier notamment en faisant une moisson éhontée de samples des plus grands tubes blacks.

 

Alors les années 80, années FM et de la funky, vous dansiez déjà? Personne d'autre n'avait aussi bien décrit le paysage des discothèques suintantes que le groupe marseillais de rap I AM. Vous dansiez le MIA? Alors c'était forcément sur de la funky déjà bien gorgée d'instruments électroniques comme avec Midnight Star, Delegation, Shalamar, SOS Band ou les légendaires Whispers ou même l'exotisme d'Imagination. On trempait sa chemise en discothèque; mais y-perdait son âme? Que nenni! Au dessus de l'agitation des pistes de danse, planait l'ombre de deux demi-dieux de la musique savante puisque devenue universellement incontournable et plus que populaire. Dignes héritiers de l'icône James Brown apparurent un Bambi moonwalker puis un nain prourpre: non seulement Michael Jackson et Prince allaient rehausser l'exubérance et l'inventivité du funk mais aussi ils réalisaient l'équation du groove parfait.Une fusion entre le disco et le rock, le jazz et la soul, le chant et la danse, l'electro et de vrais instruments comme ceux qui mettaient le feu à New Orleans, comme une énergie positive descendue du piano du bar et courant les rues voisines, comme aux premières heures de la musique jazz.

 

Le funk contemporain eut au début des années 90 un seul nom: Jamiroquaï. Littéralement quelque chose comme "Impro à l'iroquoise", sous cette appellation non contrôlée, on découvrit avec stupeur que se cachait sous une toque ultra-speed et derrière de fumants calumets, un blanc-bec anglais, JayKay, psalmodiant comme une diva black. Le gamin avait électrocuté le funk en quelques tubes. Dans sa fusée il avait traversé en maestro allumé le jazz, l'électro et la disco : de fait il se posait (et s'envolait) comme le petit-fils de Clinton, Stevie Wonder et Alessandro Volta (l'inventeur de la pile électrique)

 

Bon sinon, vous l'avez entendu passer le vilain petit mot? Disco...  Ce genre si partout répandu à une époque dans laquelle tout le monde finira écoeuré et ira pleurer dans son coin sur de tristes mélopées new wave ou pire dans de bastonnantes danses punks. Oui, on exagère (mais on aime ça). Le disco est tout de même la musique la plus festive de toute, puisqu'à part danser, il n'y a rien d'autre à penser. Une sorte de musique régressive et c'est un euphémisme, comme une réaction au rock psyché des hippies qui voulaient changer le mode (et c'est le disco qui les a changé). Dans le disco on voulait juste changer de disque et de tenue, les plus kitsh ou débiles, au son de la plus grosse des grosses caisses, le tout sous une avalanche de cuivres et de cordes (et de Champ' pour éviter de s'y pendre, aux cordes, pour ceux qui aiment plutôt Johannes Brahms, ou plus tard).

 

En gros le disco déboule dans les discothèques des quartiers blacks dans le début des seventies grâce à des DJs qui décident de rmixer des morceaux soul ou funk plus ou moins connus en les triturant pour mettre avant le rythme, principalement de la batterie et de la basse. Les morceaux s'allongent, deviennent répétitifs, le tempo est roi et les radios encensent le genre via notamment les interminables maxi 45 tours qui transforment chaque morceau en "Que sais-je? du rythme". Les premiers parrains et divas du disco sont Barry White, Gloria Gaynor, Donna Summer; les premiers hymnes: "Love's Theme" et "Rock Your Baby". Et les premiers contaminés du futur fléau à n'avoir rien à voir avec le disco sont les Bee Gees. Et ils feront de leur gros coup de fatigue diagnostiqué "La Fièvre du Samedi Soir", le hod-up de tous les temps de l'industrie musicale. 1978 restera l'année des plus hauts records de vente de disques physiques, celle où les discothèques sont des boulangeries (pour les horaires de fabrication nocturne et de multiplication des pains en vinyle surtout)...

 

Pourtant le disco continue à sonner beaucoup plus cheap que celui de Chic par exemple. Il faut dire que le désert absolu de message et de réelle liberté dans la composition, puisque tout est mis en boîte pour mécaniquement céder à la danse, n'autorise aucune posture cérébrale. Alors plus c'est gros et plus ça se passe: comme l'érotisme de magasin Picard des pochettes de Cerrone, le délire Egypto-kitch d'Earth Wind and Fire, la marque de disco rayon lingerie sexy "Boney M" ou les caricatures premier degré d'Indien, flic ou cow-boy"  des Village People sur un style macho-gay (sic) . Ben oui, du mauvais goût en série, mais entre nous qui n'a pas été dans des états aussi débiles lors d'une Saint-Sylvestre ou un enterrement de vie de je ne sais quoi. Allez chut! Il n'y a pas de quoi fouetter un chat et meême l'androgynie généralisée revêt plus des airs de carnaval que de revendication sociale.

 

Pour la fête mégamixée, les Français sont loin d'être les derniers : le pionnier batteur Marc Cerrone, Sheila fille de "Spacer", Patrick Juvet qui aime "l"America", les producteurs Jacques Morali et Belolo producteurs du raz-de-marée Village People mitonné dans les clubs de Greenwich... Village, puis la bombe atomique de Patrick "to be Alive" Hernandez. Les frenchies, ancêtres du big-bang french touch de l'électro house, n'ont donc rien à envier aux stars rock anglo-saxonnes qui tentent tout pour prendre le TGV de la disco en marche, non sans talent parfois, comme les Stones, Blondie ou Rod Stewart, quant à KIss et leurs maquillages de clowns, les ravages discoïdes semblent autant définitifs qu'historiques.

 

Le disco devient caricature d'autant que tout le monde se presse au tiroir caisse: après son apogée fin 70 le disco se meurt (comme dirait Donna), et en même temps les années 80 seront celles du Sida. La fête est finie même si les grands génies de la musique black lui offrent un baroud d'honneur en redorant son blason avec les accents funk originels: Michael Jackson, Diana Ross et la Motown qui avait un train de retard, assimilent le genre, mais l'avènement du King of Pop sera plus fort que le disco et la funk réunis.

 

Groupe de musique electro avec DJ hip hop et trompettiste lors d un concert rap sur une plageLe disco des années 80 est juste anecdotique ou nostalgique, au mieux exotique, avec sa foire aux mégamix, come-backs, synthés, la décennie disco italienne de Gazebo à Sabrina, et surtout d'artistes rock en déprime cherchant néanmoins à assimiler la tentation inavouable du disco et du rythme pur à leurs climats et mélodies traumatisantes: c'est le chemin de croix de Joy Division transmuté en New Order, et du courant new-wave anglais écartelé entre rock et dance, sur une échelle qui va de Depeche Mode aux Pet Shop Boys. Les dernières étincelles de la disco se conjuguent déjà dans la fièvre électro façon Jimmy "Small Town Boy" Sommervile ou "Music -Imagination- and Lights".

 

La seconde petite mort du disco sont les années 90 ou disco égale zéro. Vous vous voyez vraiment attendre 15 ans et le bidouillage "Hang Up" de Madonna en 2005 pour retrouver la foi dans le disco via une reprise des Abba, un quarteron de retraités milliardaires aux abonnés absents? Et dans les années 2000, il ne restait guère que le magicien Jamiroquai aux semelles qui volent pour survoler le genre sans jamais y appartenir, comme Jackson et Wonder sont les légendes de la pop et de la musique du siècle dernier, et bientôt et prochainement du classique pur (Jean-Sébastien, si tu nous regardes!)...

 

Bref si le disco ne dura qu'un temps, 10 ans à son âge d'or, pourtant le rythme de la fête résonne partout encore aujourd'hui avec les seules boules Quies pour médicament, dans des églises dans lesquelles on rentre (ou on ne rentre pas, selon l'état de sa figureou plutôt celle de son larfeuille), celles-ci s'appellent encore des discothèques, des magasins sonores qui vénèrent le samedi soir autrement dit le "Saturday Night" façon Oliver Cheatham ou la "Night Fever" des Bee Gees... Dites on n'est pas déjà vendredi? ©

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