Animation Accordéon : Javas et Valses pour Spectacle Guinguette et Bal Musette

En gros, l'accordéon a fait tourner le monde dans la joie jusqu'à ce que Michael Jackson ne mette les chocottes à cette même planète avec son "Thriller"... Voila pour cette histoire de la Musique super express et un tant soit peu caricaturale. Quoiqu'en y regardant de plus près, on a tous des (grands parents) qui attendaient le bien nommé "Monde de l'Accordéon" sur TF1 après le JT du samedi, suivi de la Une est à Vous, qui accouchait des premières sériés US d'anthologie et aussi des premiers vidéo-clips.

 

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Accordeonniste chanteur en pleine nature lors d une fete du printemps et de l environnementL'Homme-Orchestre des Bals Popus

 

Alors pas moderne l'accordéon? Bien sûr que si. Tiens, son premier secret: cette sacrée invention métamorphose son musicien en total homme-orchestre puisqu'il joue aussi bien, la mélodie, l'harmonie et le rythme, ce qui fut une vraie révolution dans les bals populaires. Alors ringard l'accordéon? Non popu puisqu'on vous le dit, et même d'essence aristocratique, c'est son second secret: l'accordéon est né atour des valses de 1830 dans les salons bourgeois de Vienne, en pleine vague du Romantisme de la grande musique classique d'un certain Chopin.

 

 

Avec son second clavier, l'accordéon investit la rue, les campagnes et Paris à partir de 1900, si bien qu'il est encore aujourd'hui l'un des symboles de Paname, de ses poètes et chanteurs, de ses bals et bistrots. C'est aussi l'effet magique d'un genre musical, le musette, irrésistible pour danser et se trémousser dans des les espaces les plus exigus (déjà la pression du prix du mètre carré en région parisienne). Troisième secret au passage, le genre musette des ginguettes et de la belle Epoque découle de la musette des cours du Roi, Louis XIV himself, une danse qui emprunta son nom à un drôle d'instrument, un genre de cornemuse consistant en un tuyau percé affublé d'un peu sexy sac à soufflet.

 

 

 

 

 

 

 

Sauf que cette musette, reine du bal parigot, de Montmartre à Belleville, et souvent jouée par des Auvergnats, se fera brutalement voler la vedette par des orchestres venus de l'immigration italienne qui imposeront l'accordéon comme vedette du bal-musette, avec à la clef un succès inespéré pour la musique française. C'est le cas, dès les années folles, avant la première guerre, mais surtout après 1914 dans le grand tourbillon de nouvelles danses et influences qui enterrent définitivement la bourrée des bougnats de jadis. Résonnez java, paso-doble, fox-trot, tango et valse bien sûr à la sauce musette, sonnez guitare ou batterie et surtout bienvenue aux esprits manouches et perles tziganes.

 

 

 

 

 

Puis à la Libération, le swing secoue l'accordéon, libère définitivement l'instrument avec ses premières stars (alors que Glenn Miller a déjà mis sa pendule à l'heure du Rock, bon passons). Nous aurons en France, André Verchuren, Aimable et la kitchissime Yvette Horner... Mais dans son constant aller-retour entre art popu et cercles bourgeois qui s'encanaillaient dans les guinguettes, mais aussi entre musette et classique, l'accordéon aura de nouveau ses lettres de noblesse avec Marcel Azzolla, des airs de valse et des musettes mais plutôt à écouter au salon. Evidemment l'accordéon finira par prendre un sacré coup de vieux, jusqu'à son adoption par Nirvana (non on plaisante), jusqu'aux années 90 où l'instrument est ressuscité avec le rock français alternatif de Mano Négra, avec surtout la folie jazzistique de Richard Galliano et récemment l'inspiration du multi-instrumentiste post-rock Yann Tiersen.

 

 

Bien sûr la légende de l'accordéon gardera de tous temps en mémoire, cet instrument de fête nationale qui fait résonner de bonheur Paris et et ses quartiers dont La Bastille au premier chef jusqu'à aujourd'hui avec son fameux dancing le Balajo, là où à la grande époque on achetait à la caisse du bal ses jetons que le patron du bal réclamait à la fin de chaque danse. Et parmi les cousins de l'accordéon, dans les arts du spectacle, on découvrira aussi toujours aussi actuels le son du bandonéon ou du concertina. Ok d'ac les mecs? Et ne dites plus jamais piano à bretelles! ©

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