Groupe Antillais: Orchestre Jazz Créole, Musique Zouk, Tambour Guadeloupe, Raggamuffin

Verglas, pharyngite, déficit en vitamine D? Et si vous essayiez la musique antillaise? Une température toujou bien bloquée sur 29 toute l'année, un ventilo bien zen en mode alizé et des tubes de mizik pour sel médikaman... Voilà le topos! Mais le paradis au goût coco en France et les cantiques de Noël en short en décembre, ça se mérite!

 

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D'abord sachez bien dans quelle île vous allez savourer la culture ambiance tropicale, dès lors que vous débarquez à Pointe-à-Pitre ou Fort-de-France, c'est le minimum... Ensuite pour oublier les idées reçues et la rapidité de votre séjour, un bon bizutage s'impose, plus que bon enfant bien sûr: d'abord vous allez choisir entre le colombo archi pimenté ou le vieux rhum! Et vous aurez déjà perdu 900 grammes, de transpiration.... Mais ça c'est le premier soir, car l'aventure aura commencé dès votre premier pas sur le tarmac dès le matin de votre premier jour sauce créole.

 

 

 

 

 

Danseuse creole de musique antillaise en costume madrasFestives Tropiques: la Vie en Lewoz

 

La musique de Guadeloupe et de Martinique est un archipel d'histoires, une myriade d'influences dont le zouk est le zénith. Mais vous n'accéderez pas à cette musique love tout de suite... Tout droit sorti de votre avion métropolitain, direction un premier "décollage" dans un bal populaire: commencez par goûter en costume, à la biguine, la mazurka, la valse créole, au son des cuivres, du banjo, mais aussi du violon et du chacha, un cylindre fourré à la grenaille. Des airs excités ou langoureux, hérités en partie du jazz de la Nouvelle Orléans,  qui marquèrent les tropiques françaises dans des temps tourmentés, entre l'abolition de l'esclavage enfin confirmée en 1848 et la tragique explosion de la Soufrière martiniquaise qui rasa Saint-Pierre en 1902.

 

 

Mais la biguine n'est qu'un commencement (comme l'origine de son nom en anglais), et surtout faites vous porter pâle pour la fête des cuisinières, car après avoir déjeuné d'un quart de boudin créole ou d'un mini blaff, vous devrez pour le seconde étape aller courir le vidé! C'est-à-dire défiler à pied avec une énergie de ouf pour la cause du carnaval antillais qui se répète durant plusieurs mois chaque année dès après Noël, avec une fièvre réinventée dès les années 80, non sans rappeler la fureur des écoles de samba brésiliennes et du sambodrome de Rio.

 

 

 

La "mizik c'est l'anmou", et lors du carnaval antillais, c'est surtout du sport et des décibels. Courir le vidé, c'est faire participer la foule et aussi se laisser porter par l'envoûtement des percussions, véritables rois des jours gras. Les groupes à pied sont quasiment tous composés de tambouyers, des joueurs de tambours et percussionnistes en tous genres, une véritable fièvre du "gwo ka" à ciel ouvert qui fait enfler sans fin l'humeur de la foule, tout en magnifiant en elle une certaine âme du peuple antillais, dans le sens où elle rappelle l'époque où cet art était surtout un moyen de communication entre esclaves déportés d'Afrique pour cultiver la canne à sucre, dans un système commercial inhumain et raciste de sinistre mémoire.

 

 

Le Gwo Ka guadeloupéen joué à cheval sur des tambours est magique pour rejoindre des rythmes de transes, c'est la musique des rassemblements culturels, des fêtes aux enterrements, avec ses sept rythmes de base: Léwoz, Tumblak, etc. Le chval bwa et le Belé sont des courants martiniquais qui se jouent avec d'autres d'accessoires dont des baguettes, flûte ou accordéon. Un folklore bien enraciné mais toujours ouvert de tous temps, comme dans l'entre deux guerres lorsque déboulèrent sous les paillottes les musiques US, du Charleston au jazz, ou lorsque dans les années 60 le grand voisin haïtien mit tout le monde à genoux via compas et kadans.

 

 

 

Vous êtes toujours doubout?  C'est bien, il y a tous les soirs la fête aux Antilles; chez votre voisin, en famille ou en discothèque. Et là c'est le Zouk qui en 4 lettres a fait oublier ou presque tous les prénoms donnés aux ouragans qui passent parfois dans la région et qui a remixé tout un passé douloureux en une fabrique à succès, à plaisirs et à nuits sans réveil-matins. Le zouk est l'invention du groupe Kassav, réunissant les accents du gwo ka, de la biguine, de la salsa et de la musique haïtienne : ils s'appellent les frères Décimus, Freddy Marshal,  le guitariste-chanteur Jacob Desvarieux et bien sûr les muses et égéries telles Jocelyn Béroard ou Tanya Saint-Val, la reine du Zouk Love, cette délicieuse danse du sur-place, et initiatrice du soul zouk. Avec Kassav et le Zouk, les Antilles existent partout autour du Monde, c'est aussi l'arbre qui cache la mangrove: écoutez aussi la magie Malavoi, l'énergie Zouk Machine, la positive vibration Kali, les anges regrettés et adulés, Edith Lefel et Patrick Saint-Eloi.

 

 

 

Vous avez décidé de demander l'asile musical à la Guadeloupe ou à la Martinique? Pa ni pwoblem (si pa ni Lepen) ... La carte d'identité et une bouée suffisent, et si au bout de 15 jours le zouk vous aura recousu les oreilles,  il sera temps sous un cocotier d'étudier un coucher de soleil au dessus des Saintes ou de Basse-terre, dans des effluves de Jazz Créole dont les bienfaiteurs sont Alain-Jean Marie, Mario Canonge ou plus récemment Grégory Privat. Et pour l'ado créole qui rigole, la musique antillaise n'est jamais loin du dance hall, ce volcan jamaïcain qui n'en finit pas de fumer avec toutes les étincelles des îles voisines, qui du reggae au raggamuffin ont donné des fumerolles de décibels jamais refroidis, mais qui là encore font chanter et vibrer dans un métissage intégral. Yélélé! ©