Groupe de carnaval antillais de Guadeloupe

CARNAVAL ANTILLAIS: Gwo-ka Guadeloupe

  • PDF

Le groupe Carnaval Antillais à pris naissance dans la région parisienne dans les années 90, et à eu pour objectif de promouvoir la musique afro caribéenne, plus précisément les traditions guadeloupéennes et le gwo-ka, au moment ou celle-ci furent délaissées au détriment de nouvelles influences musicales actuelles. 

 

 

Camille a créé ce groupe dans le souci de conserver le patrimoine culturel, ceci afin d'éviter que ce style ne finisse par glisser dans l'un des tiroirs de l'histoire, et finalement de l'oubli.

 

 

Soudain, un jour, après avoir fabriqué un certain nombre d'instruments, il décide de se rendre sur une place, sur laquelle se regroupent plusieurs musiciens afro caribéens évoluant dans l'hexagone et leur propose de faire connaître la musique du MAS A ST JEAN.

 

 

Les musiciens eux même se rendent compte, par la réaction des passants, que cette musique à une force de séduction énorme. Après plusieurs répétitions, le groupe prend forme et revisite la tradition du GWO KA et du MAS A ST JEAN, héritage de l'esclavage et de l'Afrique.

 

 

Le GWO KA, est la musique que les esclaves avaient en commun, à l'époque de l'esclavage dans les moments de révoltes pour se rassembler, communiquer à travers cette musique. Composés de sept rythmes différents qui sont : le toumblak, graj, léwoz, menndé, kaladjya, padjèbel et woulé expriment la joie, la douleur, la tristesse, la peine etc…

 

 

Mais au-delà de la musique, il y a le chant et la danse. Le chant implique deux types de chanteurs : les chours (les répondè). Ils chantent les refrains et tapent dans les mains, et le soliste, chanteur principal, interprète les couplets en improvisant sur la mélodie et les paroles.

 

 

La musique du MAS A ST JEAN fait partie aussi de l'âme du peuple Guadeloupéen. Celle-ci est le plus souvent pratiquée lors des festivités carnavalesques. ST JEAN est un unijambiste et un très grand percussionniste qui est le seul à jouer se rythme d'où le nom du MAS A ST JEAN.

 

 

C’est ainsi que beaucoup de groupes ont pris conscience de l'importance des instruments à peau. Aujourd'hui les trois quarts des groupes sont issus de la musique du MAS A ST JEAN.